Lundi 30 janvier 2006
1) Notice bibliographique
LUPOVICI, Catherine, « Les principes techniques et organisationnels de la préservation des documents numériques », Journée d’étude sur la préservation des documents numériques, 31e congrès de l’ADBU à l’Université de Provence Aix-Marseille 1, le 14 septembre 2001, en ligne [consulté le 29 janvier 2006]. Disponible sur <http://www-sv.cict.fr/adbu/>.
2) Auteur
Depuis 1999, Catherine Lupovici est la directrice du département de la Bibliothèque numérique, à la Direction des services et des réseaux de la BnF. Elle a publié de nombreux articles sur les bibliothèques numériques. Je vous renvoie aux blogs que j’ai mis en lien ; ils contiennent des fiches de lecture de certains d’entre eux.
3) Résumé
Catherine Lupovici commence son article en expliquant en quoi le document numérique est plus complexe à préserver que le document numérique : supports de plus en plus fragiles, obsolescence technologique, difficulté à arrêter les contours du document numérique qui a une évolution temporelle propre (différentes versions) et inclut des éléments très hétérogènes ainsi que des liens vers des éléments extérieurs dont la stabilité n’est pas assurée. Avec le document numérique, qu’elle appelle d’ailleurs objet d’information, la préservation est dissociée entre celle du support et celle du contenu.
Le choix du support de stockage varie avec les évolutions technologiques et se pense sur le long terme, tout en rafraîchissant périodiquement les supports (un CD-RW a une durée de vie comprise entre 5 et 10 ans).
La préservation du contenu est également complexe car elle comprend aussi bien la sauvegarde du texte, que de la mise en forme typographique et logique, ainsi que les illustrations possibles. Il faut aussi choisir l’unité documentaire préservée : on peut conserver les fichiers séparément mais aussi une application dans son ensemble, par exemple une base de données d’articles, ce qui est plus compliqué. De plus, le contenu du document est lié à un environnement technique et sujet à l’obsolescence technique (on peut ne plus pouvoir lire le codage du document).
L’auteur décrit les méthodes utilisées pour conserver les documents numérique de façon pérenne. La migration consiste à retraiter les données pour les rendre compatibles avec l’environnement courant ; elle peut concerner le système d’exploitation le format de fichier ou l’application. Sa durée n’est pas négligeable. Apparemment, on lui préfère généralement l’émulation qui reproduit un environnement technique ancien sur une plate-forme courante. Bien sûr ces deux méthodes doivent être associées au rafraîchissement des supports.
L’auteur décrit la mise en place de bonnes pratiques avec l’adoption d’un modèle d’archive pérenne, qui se réfère au modèle OAIS (Open Archival Information System) valable pour tout type de documents. Ce modèle a été spécifié avec le projet NEDLIB (Networked Deposit Libraries), qui propose un modèle fonctionnel de système de dépôt de documents numériques
Un troisième axe de cet article concerne les responsabilités des bibliothèques dans la préservation de ces documents. L’auteur répète que les bonnes pratiques commencent dès la numérisation des documents : en effet les informations doivent être conservées dans un nombre limité de profils techniques faciles à faire évoluer.
La question de la préservation des ressources numériques acquises est plus complexe, car elle suit les standards du marché et il est difficile de connaître les différentes techniques utilisées pour leur réalisation. L’auteur recommande la conduite d’opérations de sensibilisation auprès des éditeurs concernant la préservation à long terme, mais recommande également des actions de migration ou d’émulation, ce qui se heurte au droit d’auteur. La législation concernant le dépôt légale est en voie d’évolution et elle doit tenir compte des nécessaires exceptions au droit d’auteur afin de rendre l’information pérenne.
Les bibliothèques universitaires sont aussi concernées par la préservation des documents numériques. Elles ont un rôle à jouer dans la mise en place du dispositif de dépôt électronique des thèses. La publication des résultats de la recherche n’a pas toujours de pendant papier et il est temps d’instaurer des normes de création afin de facilité leur préservation. L’autre enjeu des BU est la pérennisation de l’accès aux revues électroniques.
4) Critique
J’ai trouvé que le sujet abordé était trop large pour être exploré efficacement en un seul article. Les points qui m’ont le plus marqué sont ceux dont j’avais déjà connaissance : difficultés liées à la préservation du document numérique et stratégies adoptées. J’ai ainsi été un peu surprise de voir que l’émulation était la stratégie de conservation la plus recommandée, alors que la migration est beaucoup plus pratiquée. Il n’est d’ailleurs pas fait mention du coût élevé que représente l’émulation (notamment compétences du personnel). Par contre je n’ai pas compris grand chose au modèle d’archive pérenne, expliqué beaucoup trop succinctement. J’ai trouvé intéressant que l’aspect légal soit également abordé et j’aurais aimé que le propos soit un peu plus développé. Il est probable que l’article s’adressait à des personnes déjà très au courant des réflexions et des pratiques professionnelles liées à la préservation du document numérique par les bibliothèques.
LUPOVICI, Catherine, « Les principes techniques et organisationnels de la préservation des documents numériques », Journée d’étude sur la préservation des documents numériques, 31e congrès de l’ADBU à l’Université de Provence Aix-Marseille 1, le 14 septembre 2001, en ligne [consulté le 29 janvier 2006]. Disponible sur <http://www-sv.cict.fr/adbu/>.
2) Auteur
Depuis 1999, Catherine Lupovici est la directrice du département de la Bibliothèque numérique, à la Direction des services et des réseaux de la BnF. Elle a publié de nombreux articles sur les bibliothèques numériques. Je vous renvoie aux blogs que j’ai mis en lien ; ils contiennent des fiches de lecture de certains d’entre eux.
3) Résumé
Catherine Lupovici commence son article en expliquant en quoi le document numérique est plus complexe à préserver que le document numérique : supports de plus en plus fragiles, obsolescence technologique, difficulté à arrêter les contours du document numérique qui a une évolution temporelle propre (différentes versions) et inclut des éléments très hétérogènes ainsi que des liens vers des éléments extérieurs dont la stabilité n’est pas assurée. Avec le document numérique, qu’elle appelle d’ailleurs objet d’information, la préservation est dissociée entre celle du support et celle du contenu.
Le choix du support de stockage varie avec les évolutions technologiques et se pense sur le long terme, tout en rafraîchissant périodiquement les supports (un CD-RW a une durée de vie comprise entre 5 et 10 ans).
La préservation du contenu est également complexe car elle comprend aussi bien la sauvegarde du texte, que de la mise en forme typographique et logique, ainsi que les illustrations possibles. Il faut aussi choisir l’unité documentaire préservée : on peut conserver les fichiers séparément mais aussi une application dans son ensemble, par exemple une base de données d’articles, ce qui est plus compliqué. De plus, le contenu du document est lié à un environnement technique et sujet à l’obsolescence technique (on peut ne plus pouvoir lire le codage du document).
L’auteur décrit les méthodes utilisées pour conserver les documents numérique de façon pérenne. La migration consiste à retraiter les données pour les rendre compatibles avec l’environnement courant ; elle peut concerner le système d’exploitation le format de fichier ou l’application. Sa durée n’est pas négligeable. Apparemment, on lui préfère généralement l’émulation qui reproduit un environnement technique ancien sur une plate-forme courante. Bien sûr ces deux méthodes doivent être associées au rafraîchissement des supports.
L’auteur décrit la mise en place de bonnes pratiques avec l’adoption d’un modèle d’archive pérenne, qui se réfère au modèle OAIS (Open Archival Information System) valable pour tout type de documents. Ce modèle a été spécifié avec le projet NEDLIB (Networked Deposit Libraries), qui propose un modèle fonctionnel de système de dépôt de documents numériques
Un troisième axe de cet article concerne les responsabilités des bibliothèques dans la préservation de ces documents. L’auteur répète que les bonnes pratiques commencent dès la numérisation des documents : en effet les informations doivent être conservées dans un nombre limité de profils techniques faciles à faire évoluer.
La question de la préservation des ressources numériques acquises est plus complexe, car elle suit les standards du marché et il est difficile de connaître les différentes techniques utilisées pour leur réalisation. L’auteur recommande la conduite d’opérations de sensibilisation auprès des éditeurs concernant la préservation à long terme, mais recommande également des actions de migration ou d’émulation, ce qui se heurte au droit d’auteur. La législation concernant le dépôt légale est en voie d’évolution et elle doit tenir compte des nécessaires exceptions au droit d’auteur afin de rendre l’information pérenne.
Les bibliothèques universitaires sont aussi concernées par la préservation des documents numériques. Elles ont un rôle à jouer dans la mise en place du dispositif de dépôt électronique des thèses. La publication des résultats de la recherche n’a pas toujours de pendant papier et il est temps d’instaurer des normes de création afin de facilité leur préservation. L’autre enjeu des BU est la pérennisation de l’accès aux revues électroniques.
4) Critique
J’ai trouvé que le sujet abordé était trop large pour être exploré efficacement en un seul article. Les points qui m’ont le plus marqué sont ceux dont j’avais déjà connaissance : difficultés liées à la préservation du document numérique et stratégies adoptées. J’ai ainsi été un peu surprise de voir que l’émulation était la stratégie de conservation la plus recommandée, alors que la migration est beaucoup plus pratiquée. Il n’est d’ailleurs pas fait mention du coût élevé que représente l’émulation (notamment compétences du personnel). Par contre je n’ai pas compris grand chose au modèle d’archive pérenne, expliqué beaucoup trop succinctement. J’ai trouvé intéressant que l’aspect légal soit également abordé et j’aurais aimé que le propos soit un peu plus développé. Il est probable que l’article s’adressait à des personnes déjà très au courant des réflexions et des pratiques professionnelles liées à la préservation du document numérique par les bibliothèques.
Par Dorothée
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Publié dans : Fiches de lecture
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